Nous avons relevé 1 568 résultats Google Maps en cherchant un sophrologue, un hypnothérapeute, un réflexologue ou un kinésiologue dans dix grandes villes. Aux trois premières places, 117 fiches sur 120 ont un site, toutes ont leurs horaires, et la moitié en a au moins 59 avis. Entre la 21e et la 40e place, une sur deux seulement a atteint 20 avis. Être premier sur Google Maps ne s'achète pas : cela se construit, avec ce que Google mesure vraiment.
Ce guide détaille l'étape « être trouvé » de notre guide Comment trouver des clients quand on est thérapeute. Il part du principe que votre fiche existe et qu'elle est validée ; sinon, commencez par notre guide de la fiche Google pour thérapeute.
Je m'appelle Quentin Ruys, je suis consultant en marketing digital et j'aide des thérapeutes et des écoles de thérapeutes à se faire connaître.
En 2 minutes, découvrez ce qui vous coûte des clients dans votre cabinet.
Faites le check-up gratuitRéférencement Google Maps : comment Google choisit les fiches qu'il montre en premier
Quand quelqu'un tape « sophrologue Lyon » ou « hypnothérapeute près de moi », Google affiche une carte et quelques fiches, avant les sites. C'est ce qu'on appelle le référencement local. Google annonce lui-même les trois critères principaux de ce classement :
- La pertinence : votre fiche correspond-elle à ce que la personne cherche ? Google l'écrit ainsi : « Des informations complètes et détaillées nous aident à mieux comprendre votre établissement et à afficher votre fiche lors des recherches pertinentes. »
- La distance : à quelle distance votre cabinet se trouve-t-il de la personne qui cherche ?
- La notoriété, que Google appelle « proéminence » : votre cabinet est-il connu ? Google précise que ce critère tient compte du « nombre de sites Web qui renvoient vers votre établissement et [du] nombre d'avis que vous avez reçus ».
Et il ajoute : « Il n'existe aucun moyen d'obtenir une meilleure place au classement local Google sur demande ou contre rémunération. » Les fiches marquées « Sponsorisé » sont des publicités : elles passent devant, mais elles ne changent rien au classement des autres.
Sur la distance, vous ne pouvez rien, à part choisir où vous recevez. Sur la pertinence et la notoriété, presque tout dépend de vous.
Premier, mais premier vu d'où ?
Votre place n'est pas la même pour tout le monde. Google tient compte de l'endroit où se trouve la personne qui cherche, et quand elle ne partage pas sa position, il utilise « les informations dont il dispose à ce sujet ». Une cliente qui cherche depuis la rue de votre cabinet peut vous voir en tête, et une autre, à trois kilomètres, vous trouver en dixième position, derrière des confrères plus proches d'elle.
Votre place selon l'endroit d'où l'on cherche
1re à 3e place4e à 10eAu-delàVotre cabinet
Viser la première place dans toute une grande ville n'a donc pas de sens. Visez les trois premières places autour de votre cabinet et dans les quartiers d'où viennent vos clients.
Pour savoir où vous en êtes, une recherche depuis votre propre téléphone ne suffit pas : la navigation privée ne change pas votre position. Demandez à deux ou trois clients qui habitent des quartiers différents de taper votre métier et votre ville, et de vous dire à quelle place vous sortez. Et regardez chaque mois, dans votre fiche, le bouton « Performances » : la partie « Recherches » montre les mots que les gens ont tapés pour vous trouver.
Si vous recevez chez vous, affichez votre adresse, avec une plaque à votre nom à l'entrée. Dans nos relevés, 11 fiches seulement avaient une adresse masquée, et aucune n'était dans les dix premières. C'est trop peu pour en tirer une règle. Mais la consigne de Google est claire : on ne masque son adresse que si l'on se déplace chez ses clients sans les recevoir.
Ce qu'ont les fiches des trois premières places
Pour comparer, nous avons regardé les 120 fiches des trois premières places et les 768 fiches classées entre la 21e et la 40e place, dans les mêmes recherches. Ces chiffres portent sur les quatre métiers de notre relevé du 3 octobre ; le baromètre Google Maps des thérapeutes les détaille ville par ville et y ajoute les naturopathes et les nutritionnistes.
Ce qu'ont les fiches du haut de la liste
3 premières placesPlaces 21 à 40
Au moins 20 avis
Le métier dans le nom
Le métier en catégorie principale*
Un site
Des horaires renseignés
Une note de 4,8 ou plus
Un bouton de réservation
Quatre écarts ressortent :
- Les avis : 82 % des fiches du haut ont au moins 20 avis, contre 50 % en bas de liste. C'est le plus grand écart.
- Le métier dans la catégorie et dans le nom : chez les hypnothérapeutes, les réflexologues et les kinésiologues, qui ont une catégorie à leur nom, 98 % des trois premières l'ont choisie en catégorie principale, contre 85 % plus bas. Et 92 % des fiches du haut ont le nom du métier dans leur nom.
- Un site : 117 fiches sur 120 en ont un en haut de liste, contre 87 % plus bas.
- Des horaires : les 120 fiches du haut ont toutes leurs horaires ; plus bas, une fiche sur douze n'en a pas. L'écart est petit, mais aucune fiche du haut ne s'en passe.
Ce relevé montre ce qu'ont les fiches qui réussissent, pas la preuve que chaque élément fait monter : un cabinet installé depuis longtemps a souvent à la fois un site, des horaires et beaucoup d'avis, et une fiche déjà bien placée reçoit plus de clients, donc plus d'avis. Mais tout va dans le sens de ce que Google annonce.
Deux choses, en revanche, départagent peu. La note : 99 % des fiches du haut ont 4,8 étoiles ou plus, mais 92 % des fiches du bas aussi. Google écrit que les notes positives comptent, mais presque tout le monde en a : une très bonne note est le minimum, pas ce qui vous distingue. Et le bouton de réservation : 27 % des fiches du haut en ont un, contre 28 % plus bas. Il aide celui qui vous a déjà choisi à prendre rendez-vous, mais rien n'indique qu'il vous fasse monter.
Les six leviers pour remonter dans Google Maps
1. La bonne catégorie principale
C'est elle qui dit d'abord à Google quel est votre métier : d'après Google, elle lui permet d'afficher votre fiche dans les recherches à proximité liées à cette activité. Google demande de choisir les catégories en se demandant ce que votre établissement « EST plutôt que ce qu'il OFFRE », et de sélectionner « le moins de catégories possible ». Prenez la catégorie de votre métier quand elle existe (« Réflexologue », « Kinésiologue », « Service d'hypnothérapie »), sinon la plus proche : « Sophrologue » n'existe pas, par exemple, et la plupart des sophrologues choisissent « Spécialiste en médecine alternative ». C'est un intitulé de Google : n'employez pas le mot « médecine » ailleurs pour présenter votre pratique. Ajoutez une ou deux catégories secondaires seulement si elles décrivent vraiment votre activité.
2. Votre vrai nom, sans mots ajoutés
Google veut le nom « réel de votre établissement tel que vos clients le connaissent », sans « informations superflues ». Utilisez celui de votre plaque, de vos factures et de votre site. Si votre métier en fait vraiment partie, comme « Sabine Dumon - Sophrologue », vous pouvez le garder : c'est le cas de 92 % des fiches du haut, contre 78 % plus bas. Vous verrez aussi beaucoup de fiches bien placées qui ajoutent leur ville ou leurs spécialités : plus de la moitié des fiches du haut ont le nom de leur ville dans leur nom. Ne les imitez pas : quand ces mots ne font pas partie de votre vrai nom, c'est contraire aux règles de Google, et cela peut faire suspendre votre fiche.
3. Une fiche remplie jusqu'au bout
Horaires, services avec leurs prix, description, lien vers votre site et vers votre prise de rendez-vous : chaque information aide Google à comprendre pour quelles recherches vous montrer. Écrivez dans vos services et votre description les mots que vos clients tapent : votre méthode, et les situations pour lesquelles on vient vous voir. Notre guide de la fiche Google pour thérapeute détaille chaque rubrique.
4. Des avis réguliers, et une réponse à chacun
C'est le plus grand écart de nos relevés. Demandez un avis à chaque client qui termine son accompagnement, avec votre lien d'avis Google et votre QR code, et répondez à chaque avis en quelques mots, sans jamais reprendre ce que la personne a confié. Google cite la réponse aux avis parmi ses conseils. Visez un rythme régulier plutôt qu'un grand nombre d'un coup : vos avis restent récents pour ceux qui les lisent.
5. Un site qui confirme votre fiche
Une seule page peut suffire, à condition d'y retrouver le même nom, la même adresse et le même téléphone que sur votre fiche, votre métier et votre ville. Reliez-le à votre fiche, et votre fiche à lui. C'est aussi ce que lira la personne qui hésite entre vous et un confrère.
6. Des sites qui parlent de vous
Google compte le nombre de sites qui renvoient vers vous. Pour un thérapeute, les plus simples à obtenir sont l'annuaire de votre fédération ou de votre école, une plateforme de réservation (voyez ce que Resalib apporte vraiment), les partenaires qui vous recommandent, une association ou un journal local. Gardez partout exactement le même nom, la même adresse et le même téléphone.
Les photos et les publications de votre fiche comptent aussi, pour celui qui la lit : Google conseille d'ajouter des photos et de garder vos informations à jour. Mais rien n'indique qu'elles vous fassent monter autant que les six leviers ci-dessus.
Ce qui ne marche pas, ou fait disparaître votre fiche
- Payer quelqu'un « pour être premier » : Google l'écrit, aucune place ne s'achète. Méfiez-vous des démarcheurs qui le promettent au nom de Google.
- Ajouter des mots au nom de votre fiche : risque de suspension, comme vu plus haut.
- Une adresse qui n'est pas la vôtre : Google interdit les fiches à l'adresse d'un bureau virtuel ou d'une boîte postale. Une domiciliation ne suffit pas, il faut recevoir vos clients à cette adresse.
- Une fiche par spécialité : Google interdit à un professionnel de créer plusieurs fiches pour couvrir ses différentes spécialités. Si vous recevez dans deux cabinets, Google ne traite pas ce cas à part : ses règles prévoient une fiche par lieu, à condition d'y être joignable aux horaires indiqués. Une deuxième fiche ne se justifie donc que si vous recevez vraiment vos clients dans ce second cabinet, à des horaires réguliers.
- Des avis achetés, échangés ou écrits par vos proches : Google écrit que cet « engagement artificiel n'est pas autorisé et sera supprimé », et la loi française punit les faux avis.
- Changer sans cesse de nom ou de catégorie : Google peut vous demander de valider à nouveau votre fiche après ces modifications.
Combien de temps pour remonter ?
Google ne donne aucun délai. Une fiche bien remplie peut produire un effet en quelques semaines ; les avis demandent plus de temps, car ils s'accumulent au rythme de vos clients. Le niveau à atteindre dépend de votre ville : dans nos relevés, la moitié des trois premières fiches avaient plus d'une vingtaine d'avis à Strasbourg, et plus d'une centaine à Paris. Il dépend aussi du métier : une quarantaine d'avis pour la moitié des sophrologues du haut de la liste, plus de 100 pour la moitié des hypnothérapeutes. Et 22 des 120 fiches du haut avaient moins de 20 avis : la distance et le reste de la fiche comptent aussi.
Le plus utile est de suivre, une fois par mois, les mots tapés pour vous trouver dans « Performances », et votre place à partir de deux ou trois adresses de clients.
Questions fréquentes
Comment apparaître en premier sur Google Maps ?
Choisissez la catégorie de votre métier, ou la plus proche, remplissez toute votre fiche (horaires, services, prix, site), demandez un avis à chaque client et répondez-y, et faites-vous citer par des annuaires sérieux. Google classe les fiches surtout selon leur pertinence, leur distance avec la personne qui cherche et leur notoriété. Vous serez rarement premier dans toute la ville, mais vous pouvez l'être autour de votre cabinet.
Comment optimiser sa fiche Google My Business pour être mieux classé ?
Google My Business s'appelle aujourd'hui « fiche d'établissement Google ». Pour être mieux classé, choisissez la bonne catégorie principale, gardez votre vrai nom, renseignez vos horaires, vos services avec leurs prix et votre site, demandez un avis à chaque client et répondez-y, et gardez le même nom, la même adresse et le même téléphone partout.
Peut-on payer pour être premier sur Google Maps ?
Non. Google écrit qu'il n'existe aucun moyen d'obtenir une meilleure place au classement local contre rémunération. Vous pouvez acheter une publicité, marquée « Sponsorisé », mais elle ne change pas votre place dans les résultats gratuits.
Pourquoi je sors premier chez moi et pas ailleurs ?
Parce que Google tient compte de la distance entre votre cabinet et la personne qui cherche. Depuis votre quartier, vous êtes proche ; à quelques kilomètres, des confrères le sont davantage. Demandez à des clients de quartiers différents de vous chercher pour connaître votre vraie place.
Combien d'avis faut-il pour être dans les premiers sur Google Maps ?
Il n'y a pas de seuil officiel. Dans nos relevés de dix grandes villes, la moitié des trois premières fiches de thérapeutes avaient au moins 59 avis, plus d'une vingtaine à Strasbourg et plus d'une centaine à Paris, et 82 % en avaient au moins 20. Visez d'abord 10 avis, puis 20, puis un rythme régulier.
Faut-il un site internet pour être bien classé sur Google Maps ?
Ce n'est pas obligatoire, mais dans nos relevés, 117 des 120 fiches des trois premières places avaient un site. Une seule page peut suffire, avec le même nom, la même adresse et le même téléphone que votre fiche.
Peut-on mettre « sophrologue » dans le nom de sa fiche Google ?
Seulement si c'est vraiment le nom sous lequel vous exercez, celui de votre plaque, de vos factures et de votre site, par exemple « Sabine Dumon - Sophrologue ». Les règles de Google refusent les mots ajoutés pour décrire vos services et, pour un praticien, ne prévoient en plus du nom qu'un titre ou un diplôme. Ajouter une ville, une spécialité ou une liste de mots qui ne figurent pas dans votre vrai nom peut faire suspendre votre fiche.
Le référencement local, c'est quoi ?
C'est tout ce qui fait apparaître votre cabinet quand quelqu'un cherche votre métier près de chez lui : surtout votre fiche Google, puis votre site et les annuaires qui parlent de vous. Pour un thérapeute, c'est souvent la source de clients la plus directe, et elle est gratuite.
Par où commencer cette semaine
- Vérifier que votre catégorie principale est celle de votre métier, ou la plus proche
- Renseigner vos horaires, vos services avec leurs prix et le lien de votre site
- Vérifier que votre nom, votre adresse et votre téléphone sont identiques sur votre fiche, votre site et vos annuaires
- Demander un avis à chaque client qui termine son accompagnement, et répondre à ceux que vous avez déjà
- Ouvrir « Performances » dans votre fiche et noter les mots qui vous font trouver
Pour la fiche elle-même, suivez notre guide de la fiche Google pour thérapeute, étape par étape.
En 2 minutes, il vous dit ce qui coince dans votre cabinet, et par quoi commencer cette semaine.
Faites le check-up gratuitSources
- Fiches Google : relevé Les Thérapeutes Libres du 3 octobre 2026 (jusqu'à 40 fiches Google Maps par recherche sur « sophrologue », « hypnothérapeute », « réflexologue » et « kinésiologue » suivi du nom de la ville, à Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes, Lille, Rennes, Strasbourg et Montpellier, soit 1 568 résultats ; place dans la liste, catégories, site, horaires, note, nombre d'avis, bouton de réservation)
- Volumes de recherche : outil de planification des mots-clés de Google, France, moyenne de septembre 2025 à août 2026, relevé Les Thérapeutes Libres
- Google, Conseils pour améliorer votre classement local sur Google
- Google, Consignes relatives à la représentation de votre établissement sur Google
- Google, Comprendre les performances et les insights de votre fiche d'établissement
- Google, Gérer votre catégorie d'activité et Modifier votre fiche
- Google, Contenus interdits et soumis à des restrictions : engagement artificiel
- Code de la consommation, articles L121-4 (pratiques commerciales trompeuses, dont les faux avis) et L132-2 (sanctions)


