Salaire d'un diététicien ou d'un nutritionniste : ce qu'il gagne vraiment en libéral

Par Quentin Ruys, fondateur des Thérapeutes Libres

Salaire d'un diététicien ou d'un nutritionniste : ce qu'il gagne vraiment en libéral

Par Quentin Ruys, fondateur des Thérapeutes Libres

Un diététicien installé en libéral n'a pas de salaire : il encaisse des consultations. Le meilleur repère publié vient des associations agréées des professions libérales : en 2024, les 172 diététiciens adhérents d'une ARAPL ont réalisé en moyenne 41 400 € de recettes nettes sur l'année et gardé 15 800 € de bénéfice, après leurs frais et leurs cotisations sociales, soit environ 1 320 € par mois avant l'impôt. Sur les sites de diététiciens et de nutritionnistes dont nous avons relevé les prix, la première consultation coûte 60 € et le suivi 50 € en médiane. Ce guide fait le calcul, montre ce que change votre titre, diététicien ou nutritionniste, et donne aussi le salaire d'un diététicien à l'hôpital.

Ce guide applique à la nutrition le calcul de notre guide Salaire d'un thérapeute : combien gagne vraiment un praticien installé. Pour ce qui est propre à votre métier, comme la catégorie Google, les mots à éviter ou les médecins qui peuvent vous recommander, lisez aussi notre guide Nutritionniste et diététicien : comment trouver des clients et remplir votre agenda.

Je m'appelle Quentin Ruys, je suis consultant en marketing digital et j'aide des thérapeutes et des écoles de thérapeutes à se faire connaître.

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Salaire d'un diététicien en libéral : ce que l'on sait vraiment

Contrairement à la plupart des thérapeutes, les diététiciens ont un repère publié sur leurs revenus en libéral. Chaque année, les associations agréées des professions libérales (ARAPL) publient les comptes moyens de leurs adhérents, métier par métier. Pour l'année 2024, ceux des diététiciens portent sur 172 praticiens :

  • 41 400 € de recettes en moyenne sur l'année ;
  • 23 100 € de charges, dont 7 000 € de cotisations sociales personnelles, 5 100 € de loyer et 3 600 € de frais de déplacement ;
  • 15 800 € de bénéfice, avant l'impôt sur le revenu, soit environ 1 320 € par mois.

Les écarts sont grands. Le quart qui encaisse le moins, 18 600 € de recettes en moyenne, garde 5 200 € de bénéfice sur l'année, environ 430 € par mois. Le quart qui encaisse le plus, 69 400 € de recettes, en garde 29 000 €, environ 2 420 € par mois.

Bénéfice moyen sur l'année 2024, par quart de diététiciens

  • 18 600 € de recettes5 200 €
  • 31 900 € de recettes11 800 €
  • 46 300 € de recettes18 600 €
  • 69 400 € de recettes29 000 €
  • Moyenne : 41 400 € de recettes15 800 €
ARAPL, statistiques nationales d'après les données BNC 2024 : 172 diététiciens adhérents, répartis en quatre groupes de taille égale selon leurs recettes. Bénéfice après les frais et les cotisations sociales personnelles, avant l'impôt sur le revenu. Moyennes.

Deux précautions. Ces 172 diététiciens adhèrent à une association agréée, et leurs comptes détaillent leurs frais : ce sont, pour l'essentiel, des praticiens au régime réel, pas des micro-entrepreneurs, ni l'ensemble des diététiciens libéraux. Et le document ne détaille pas sa méthode, ni l'écart d'environ 2 500 € entre les recettes moins les charges et le bénéfice publié : ce sont des moyennes, à prendre comme un ordre de grandeur.

La concurrence, elle, augmente vite. Au 1er janvier 2024, 17 369 diététiciens de moins de 62 ans exerçaient en France, contre 9 621 en 2015, d'après les données de la DREES. 45 % exerçaient en libéral, au moins en partie, contre 33 % neuf ans plus tôt : le nombre de diététiciens libéraux a plus que doublé.

Et un nutritionniste qui n'est pas diététicien ?

Pour lui, nous n'avons trouvé aucun chiffre publié. Le repère le plus proche est celui de l'Urssaf : en 2024, les micro-entrepreneurs des « autres services de santé », où sont rangés beaucoup de praticiens, dont des diététiciens, ont déclaré en moyenne environ 13 800 € de chiffre d'affaires sur l'année, soit 1 150 € par mois avant toute charge. Ce secteur compte beaucoup d'activités à temps partiel : fin 2022, 40 % des micro-entrepreneurs de la santé et de l'action sociale avaient aussi un emploi salarié, d'après l'Insee.

Le médecin nutritionniste, lui, est médecin : ses revenus n'ont rien à voir, et ce guide n'en parle pas.

Et le salaire d'un diététicien à l'hôpital ?

En 2024, 31 % des diététiciens travaillaient comme salariés à l'hôpital, et 24 % comme salariés ailleurs. Dans la fonction publique hospitalière, ils sont en catégorie A et payés selon une grille :

  • en classe normale, le traitement de base va de 1 944,50 € brut par mois au premier échelon à 3 337,64 € au onzième ;
  • en classe supérieure, il va de 2 215,25 € à 3 578,86 € brut par mois.

S'y ajoutent des primes et, dans les hôpitaux publics, le complément de traitement indiciaire créé par le Ségur de la santé : 49 points, soit 241,22 € brut par mois. Dans une clinique, un Ehpad privé, la restauration collective ou l'industrie, le salaire dépend de l'employeur et de sa convention collective.

Méfiez-vous des fourchettes qui circulent en ligne : en octobre 2026, plusieurs pages bien classées sur Google annonçaient encore 1 600 € brut par mois pour un débutant, moins que le Smic actuel, 1 867,02 € brut par mois pour un temps plein.

Le calcul : une première consultation à 60 €, des suivis à 50 €

Les 22 et 25 octobre 2026, nous avons relevé les sites de 140 diététiciens et nutritionnistes trouvés sur Google Maps dans dix grandes villes, avec la recherche de notre baromètre Google Maps des thérapeutes, et pu en lire 104. Sur ces 104 sites :

  • la première consultation, souvent appelée bilan, coûte 60 € en médiane, pour une heure à une heure et demie, sur les 75 sites qui affichent un prix valable pour elle, dont 13 un prix unique pour toutes les consultations ;
  • la consultation de suivi coûte 50 € en médiane, sur 74 sites, pour 30 minutes à une heure ;
  • un accompagnement en plusieurs consultations ou une formule au mois figure sur 21 des 68 sites lus le 25 octobre, les seuls relevés sur ce point, par exemple une première consultation et quatre suivis à 180 €, ou un suivi de trois mois à 120 € par mois.

Prix de la première consultation sur 75 sites de diététiciens et nutritionnistes

  • Moins de 55 €5 sites
  • 55 à 59 €7 sites
  • 60 €29 sites
  • 65 à 79 €18 sites
  • 80 € et plus16 sites
Relevé Les Thérapeutes Libres des 22 et 25 octobre 2026 : les 75 sites de diététiciens et nutritionnistes, dans dix grandes villes, qui affichent un prix valable pour la première consultation, dont 13 un prix unique pour toutes les consultations. Plus de huit sur dix demandent au moins 60 €.

Près de 9 praticiens sur 10 de notre relevé (93 sur 104) se présentent comme diététiciens. Parmi les 11 autres, les 7 qui affichent un prix demandent plus : 110 € la première consultation et 80 € le suivi en médiane. C'est un groupe très varié, et trop petit pour en faire une règle.

Deux précisions sur ces prix. Les 36 premiers sites, lus le 22 octobre pour notre baromètre, donnaient une première consultation à 65 € en médiane ; avec les 68 sites lus le 25 octobre en plus, elle est de 60 € sur l'ensemble. Et sur les 61 sites qui affichent deux prix distincts, le suivi coûte 45 € en médiane : à ce prix, retirez environ 150 € par mois aux revenus calculés ci-dessous pour 14 consultations par semaine.

Sur chaque suivi à 50 €, un diététicien en micro-entreprise paie en 2026 11,60 € de cotisations sociales (23,2 %), 0,10 € de formation professionnelle (0,2 %) et 1,10 € d'impôt s'il a choisi le versement libératoire (2,2 %). Il lui reste 37,20 €, avant ses frais. Un nutritionniste qui n'est pas diététicien paie 25,6 % de cotisations : il lui reste 36,00 €.

Prenons un cabinet qui voit chaque client pour une première consultation puis trois suivis, 45 semaines par an, avec 400 € de frais par mois (cabinet, assurance, logiciel ou outil de réservation, formation continue). Avec 14 consultations par semaine, soit environ 160 premières consultations et 470 suivis par an, un diététicien encaisse :

  • 33 075 € de chiffre d'affaires ;
  • moins environ 7 740 € de cotisations et de formation professionnelle ;
  • moins environ 730 € d'impôt ;
  • moins 4 800 € de frais.

Il lui reste environ 19 800 € par an, soit environ 1 650 € par mois. C'est un peu plus que le Smic net d'un salarié à temps plein (1 477,93 € par mois, d'après Service-Public), pour une dizaine d'heures de consultation par semaine, auxquelles s'ajoutent la préparation, les messages, la comptabilité et le temps pour se faire connaître.

Avec le même exemple, voici ce que donne chaque rythme :

Consultations par semaineChiffre d'affaires par anDiététicien : revenu net par moisNutritionniste : revenu net par mois
8 consultations18 900 €environ 770 €environ 730 €
10 consultations23 625 €environ 1 060 €environ 1 020 €
12 consultations28 350 €environ 1 360 €environ 1 300 €
14 consultations33 075 €environ 1 650 €environ 1 580 €
16 consultations37 800 €environ 1 940 €environ 1 870 €, avec la TVA en plus sur ses prix
18 consultations42 525 €environ 2 240 €environ 2 150 €, avec la TVA en plus sur ses prix

Une première consultation pour trois suivis, revenu calculé avec le versement libératoire, avant la cotisation foncière des entreprises (CFE). Le chiffre d'affaires est hors TVA. Au-delà de 37 500 € par an, le calcul suppose que le nutritionniste a ajouté la TVA à ses prix : 72 € la première consultation et 60 € le suivi payés par le client. Le diététicien, lui, n'en facture pas. Le détail de chaque étape est dans notre guide sur le calcul de la séance au revenu net.

Un mot sur les frais. Les diététiciens de la statistique ARAPL déclarent au moins 14 600 € de frais par an hors cotisations, soit environ 1 200 € par mois, dont 425 € de loyer. Avec 1 200 € de frais au lieu de 400, retirez 800 € de chaque revenu du tableau : un cabinet loué à plein temps demande un agenda bien rempli.

Combien de nouveaux clients par mois ?

C'est la vraie question. Une personne qui vient pour son alimentation a souvent besoin de plusieurs rendez-vous. Si elle ne revient pas après la première consultation, il faut sans cesse en trouver de nouvelles.

Nouveaux clients à trouver pour environ 1 500 € nets par mois

  • Une seule consultation43 par mois
  • Première et 1 suivi23 par mois
  • Première et 3 suivis12 par mois
  • Première et 5 suivisenviron 8 par mois
Exemple pour un diététicien en micro-entreprise, avec nos prix médians, une première consultation à 60 € et des suivis à 50 € payés à la séance, 400 € de frais par mois et les cotisations 2026 : il faut environ 30 600 € de chiffre d'affaires par an. Nombre de nouveaux clients par mois, en moyenne sur l'année.

Pour dégager environ 1 500 € nets par mois avec nos prix médians, un diététicien doit encaisser environ 30 600 € par an. Si ses clients ne viennent qu'une fois, cela fait 43 nouveaux clients par mois en moyenne. S'ils font un suivi, 23 ; trois suivis, 12 ; cinq suivis, environ 8. Un nutritionniste qui n'est pas diététicien, avec les mêmes prix, en a besoin d'un peu plus, à cause de ses cotisations.

Changer ses habitudes alimentaires prend du temps. Dans un article publié par l'ANSES sur les régimes amaigrissants, une experte de l'agence juge « incontournables » le diagnostic et le suivi individualisé d'un professionnel de santé, médecin nutritionniste ou diététicien. Un accompagnement en plusieurs rendez-vous, présenté dès la première consultation avec un objectif clair, sert votre client autant que votre agenda. Sur les 68 sites lus le 25 octobre, 8 proposent même un abonnement ou un forfait au mois, le plus souvent de 100 à 140 € par mois, certains avec un suivi par application entre les consultations.

Les autres revenus d'un diététicien

Dans notre relevé :

  • 78 % proposent des consultations en visio (81 sur 104), ce qui élargit votre clientèle au-delà de votre ville ;
  • au moins un sur trois propose des ateliers, des groupes ou des interventions en entreprise (24 sur les 68 sites lus le 25 octobre) : ateliers cuisine, conférences, consultations sur le lieu de travail ;
  • près d'un sur cinq vend un e-book, un programme ou un coaching en ligne (13 sur 68) ;
  • 11 sur 68 proposent une autre pratique, comme le drainage lymphatique, le massage, l'hypnose ou le coaching sportif.

L'autre façon de lisser ses revenus, c'est l'exercice mixte : un poste salarié à temps partiel, à l'hôpital, en clinique ou en Ehpad, et un cabinet à côté. Les chiffres de la DREES ne séparent pas les diététiciens libéraux de ceux qui exercent aussi en salarié.

Enfin, si vous êtes diététicien, certains parcours sont financés par l'Assurance Maladie, comme Mission : retrouve ton cap, pour les enfants de 3 à 12 ans en surpoids. Ils passent par une maison ou un centre de santé, sur prescription du médecin de l'enfant, et la démarche est dans notre guide Nutritionniste et diététicien, à la partie sur les parcours remboursés.

Diététicien ou nutritionniste : ce que votre titre change à vos revenus

Le titre de diététicien est protégé : il faut un BTS diététique et nutrition ou un BUT génie biologique parcours diététique et nutrition. Le mot « nutritionniste » seul, lui, n'est pas réglementé. Cette différence change trois choses dans vos comptes.

Ce qui changeDiététicienNutritionniste qui n'est pas diététicien
Cotisations sociales en micro-entreprise en 202623,2 %25,6 %
Avec l'Acre, pour une activité créée à partir du 1er juillet 202617,4 %19,2 %
TVA sur les consultationsExonéréesFranchise jusqu'à 37 500 € par an, puis 20 %
Caisse de retraiteCipavSécurité sociale des indépendants
Remboursement par les mutuellesSouvent, avec le numéro RPPS (ou ADELI) sur la factureRarement

Les cotisations

Le diététicien est une profession libérale réglementée qui relève de la Cipav pour sa retraite. En micro-entreprise en 2026, il paie 23,2 % de cotisations sociales sur ce qu'il encaisse. Un nutritionniste qui n'est pas diététicien relève de la Sécurité sociale des indépendants, comme la plupart des thérapeutes : 25,6 %. Sur 30 000 € de chiffre d'affaires, l'écart est de 720 € par an.

La TVA

Les consultations d'un diététicien sont exonérées de TVA : l'administration fiscale cite les diététiciens parmi les professions paramédicales réglementées dont les soins en sont exonérés, quel que soit le chiffre d'affaires. L'exonération porte sur les soins : pour vos ateliers, vos interventions en entreprise, vos abonnements avec application, vos programmes en ligne ou vos e-books, vérifiez auprès de votre service des impôts.

Un nutritionniste qui n'est pas diététicien n'a pas cette exonération. Tant que son chiffre d'affaires reste sous 37 500 € par an, il bénéficie de la franchise et ne facture pas de TVA. S'il dépasse ce seuil, il la facture à partir du 1er janvier suivant, et dès le jour du dépassement s'il passe 41 250 € dans l'année. Avec nos prix médians et une première consultation pour trois suivis, le seuil est atteint vers 16 consultations par semaine. Passé ce cap, il augmente ses prix de 20 % pour garder le même revenu, ou garde ses prix et perd un sixième de ce qu'il encaisse.

Les mutuelles

La Sécurité sociale ne rembourse pas les consultations de diététique en général, mais beaucoup de mutuelles prévoient un forfait, de l'ordre de 150 à 300 € par an selon le contrat. Elles demandent le plus souvent un numéro RPPS ou ADELI sur la facture, ce qui exclut la plupart des nutritionnistes qui ne sont pas diététiciens. Dans notre relevé, plus de la moitié des sites (59 sur 104) en parlent. Pour un client qui hésite à revenir, c'est un argument concret.

Devenir diététicien : formation, coût et première année

Le BTS diététique et nutrition se prépare en deux ans. Dans un lycée public, il est sans frais de scolarité ; dans une école privée, il coûte par exemple 13 000 € à Sup Santé à Paris, 10 800 € chez Isodiet à Lyon, ou de 2 730 € à 7 990 € selon vos revenus à l'Institut Limayrac à Toulouse, d'après l'Onisep. Certaines écoles le proposent en apprentissage, sans frais de scolarité. Le BUT génie biologique parcours diététique et nutrition se prépare en trois ans, à l'université.

Les formations de « nutritionniste » ou de « conseiller en nutrition » des écoles privées ne donnent pas le titre de diététicien, ni le numéro RPPS (ou ADELI) que demandent la plupart des mutuelles.

Pour vous donner un ordre d'idée, une école privée à 13 000 € représente environ 350 suivis à 50 €, une fois payés les cotisations et l'impôt, avant vos frais.

La première année, deux aides allègent vos charges, et un autre revenu vous laisse du temps :

  • L'Acre, si vous y avez droit (par exemple si vous êtes demandeur d'emploi indemnisé, bénéficiaire du RSA ou âgé de moins de 26 ans) : pour une activité créée à partir du 1er juillet 2026, vos cotisations passent à 75 % du taux normal, soit 17,4 % pour un diététicien et 19,2 % pour un nutritionniste, jusqu'à la fin du troisième trimestre civil qui suit votre début d'activité. Demandez-la à l'Urssaf dans les 60 jours.
  • La CFE : vous en êtes exonéré la première année, à condition de déposer le formulaire 1447-C-SD avant le 31 décembre, puis elle est réduite de moitié la deuxième. Elle n'est pas due non plus si votre chiffre d'affaires de l'avant-dernière année ne dépassait pas 5 000 €.
  • Garder un poste salarié à temps partiel au départ, le temps de construire votre clientèle.

Questions fréquentes

Combien gagne une diététicienne en libéral ?

En 2024, les 172 diététiciens adhérents d'une ARAPL ont réalisé en moyenne 41 400 € de recettes nettes et gardé 15 800 € de bénéfice, soit environ 1 320 € par mois avant l'impôt, avec de grands écarts : de 5 200 € à 29 000 € de bénéfice moyen sur l'année, du quart qui encaisse le moins à celui qui encaisse le plus. En micro-entreprise, avec une première consultation à 60 € pour trois suivis à 50 € et 400 € de frais par mois, 12 consultations par semaine laissent environ 1 360 € nets par mois.

Quel est le salaire d'une diététicienne à l'hôpital ?

Dans la fonction publique hospitalière, un diététicien est en catégorie A. Son traitement de base va de 1 944,50 € brut par mois au premier échelon à 3 337,64 € en fin de classe normale, et jusqu'à 3 578,86 € en classe supérieure, hors primes. Dans les hôpitaux publics, s'y ajoute le complément de traitement indiciaire du Ségur, 241,22 € brut par mois.

Combien gagne un nutritionniste ?

Nous n'avons trouvé aucune enquête sur le revenu des nutritionnistes qui ne sont pas diététiciens. Avec les mêmes prix que les diététiciens, un nutritionniste en micro-entreprise garde un peu moins, car il paie 25,6 % de cotisations au lieu de 23,2 %, et il doit facturer la TVA au-delà de 37 500 € de chiffre d'affaires par an. Le médecin nutritionniste, lui, est médecin.

Combien coûte une consultation chez une diététicienne ?

Sur les sites de notre relevé d'octobre 2026 qui affichent leurs prix, la première consultation coûte 60 € en médiane, et la consultation de suivi 50 €. La Sécurité sociale ne rembourse pas en général, mais beaucoup de mutuelles prennent en charge une partie des consultations d'un diététicien, sur présentation d'une facture avec son numéro RPPS ou ADELI.

Combien de consultations faut-il pour vivre de la diététique ?

Avec une première consultation à 60 € pour trois suivis à 50 €, 45 semaines par an et 400 € de frais par mois, il faut environ 13 consultations par semaine pour dégager 1 500 € nets par mois en micro-entreprise. Surtout, il faut assez de nouveaux clients : 43 par mois s'ils ne viennent qu'une fois, 12 s'ils font trois suivis.

Une diététicienne doit-elle facturer la TVA ?

Non, pour ses consultations : les soins des diététiciens sont exonérés de TVA, quel que soit le chiffre d'affaires. Un nutritionniste qui n'est pas diététicien, en revanche, doit la facturer au-delà de 37 500 € de chiffre d'affaires par an.

Combien coûte la formation de diététicien ?

Le BTS diététique et nutrition est sans frais de scolarité dans un lycée public. Dans les écoles privées que nous avons consultées sur l'Onisep, il coûte de 2 730 € à 13 000 € pour les deux ans, selon l'école et parfois selon vos revenus. Certaines le proposent en apprentissage, sans frais de scolarité.

Par où commencer cette semaine

  • Noter vos prix réels, et le nombre de premières consultations et de suivis faits le mois dernier
  • Compter combien de rendez-vous fait en moyenne un client avec vous
  • Calculer combien de nouveaux clients par mois il vous faut pour le revenu que vous visez
  • Vérifier que vos factures portent votre numéro RPPS (ou ADELI) si vous êtes diététicien, et le dire sur votre site
  • Écrire un accompagnement de plusieurs consultations, avec un objectif clair, et le présenter dès la prochaine première consultation

Pour remplir votre agenda, suivez notre guide Comment trouver des clients quand on est thérapeute.

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Sources

Quentin Ruys

Écrit par Quentin Ruys

Je suis consultant, coach et formateur en marketing digital. J'aide les thérapeutes et les organismes de formation à être trouvés et à remplir leur agenda. Mes guides s'appuient sur des relevés publics et sur mon travail avec des écoles et des praticiens.

Mon parcours

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